samedi 22 février 2014

Vàsachuid


Attaque5 [10] Défense 6 [10] Rapidité5 [9] Potentiel0 [2]
Protection1 Vigueur12 Dégâts2

Santé 20/13/7/3

Compétences : prouesses 5 [10], perception 10, furtivité 8
Remarque : les valeurs entre crochets sont celles employées lorsque l'animal est immergé.

Il s'agit d'un poisson endémique de la rivière Oëss pouvant mesurer jusqu'à 2 mètres de longueur. Amphibie, il possède à la fois des branchies et un poumon vestigial lui permettant de ramper entre les différents points d'eau qu'il occupe autour de la rivière Oëss. De plus, il possède de part et d'autre de son corps fuselé deux paires de courtes nageoires articulées qui lui facilitent la locomotion lorsqu'il doit sortir de l'élément liquide. Bien que ressemblant globalement à un silure à tête de brochet, son corps n'est pas recouvert d'écailles mais d'une épaisse peau glissante. Sa mâchoire est dotée d'une grande puissance lui permettant d'arracher de grand morceaux de chair lors de l'attaque. Sa stratégie de chasse consiste donc à approcher silencieusement sous la surface de l'eau et d'en jaillir pour arracher un morceau de chair, de préférence à la gorge ou à tout autre endroit anatomiquement critique. La proie, mortellement blessée, finit par tomber non loin de là et le vàsachuid n'a plus qu'à sortir de l'eau pour terminer tranquillement son repas.

Particulièrement agile dans l'eau, il se montre toutefois maladroit sur la terre ferme et il ne peut s'y mouvoir que lentement. Immergé, en revanche, il est capable d'actions fulgurantes et même de jaillir hors de l'eau de toute sa longueur pour porter son attaque.

Il est comestible, bien que fade, et sa peau peut être tannée pour donner un cuir gras naturellement gris et imperméable. Bien que les individus de grande taille soient assez rares, les gardes chasse de Rualinnt prennent toujours soin d'éliminer les spécimens les plus dangereux. 

samedi 1 février 2014

Médoga

Médoga est petite communauté de pêcheurs lacustres et également la première que rencontre le groupe dans cette campagne. Si les informations contenues dans ces lignes sont relatives au village tel que je leur ai décrit, soyez libres de l'adapter afin de le réutiliser dans vos parties.

Médoga, donc, est un village de pêcheurs implanté sur une île située dans un étang. Deux routes y mènent : un pont couvert en bois au sud, se continuant vers des chemins et routes de terres, et un pont de pierre au nord qui mène sur la route les reliant à Ruadùn qui est large et bien entretenue. Durant leur périple le groupe arrive donc par le pont couvert et Derry emprunte la route du nord pour aller chercher des secours. 

L'île est en fait composée d'un socle rocheux et le village est installé sur la partie supérieure, une bonne dizaine de mètres au dessus des eaux et des lignes de crues. Un chemin en pente douce dont l'usage à révélé la roche sous-jacente descend des habitations vers la route principale reliant les deux ponts au reste de la péninsule. Au plus bas se trouve "la ferme" tenue par les doyens de Médoga qui y élèvent volailles (poules, oies, canards, dindes) et qui ont également la charge de l'entretient du pigeonnier communautaire. En vis-à-vis de leur maison, de l'autre côté du chemin, se trouve le verger communautaire. Les villageois n'ont pas de bétail car ne disposent pas de patûre assez vaste pour leur alimentation. Cependant ils possèdent une étable et un peu de fourrage pour les voyageurs de passage.

Plus haut on trouve le potager communautaire entretenu par Mabd, Maav & Loeg. Y pousse surtout des tubercules, des poids et de fèves dont la production peut être conservée pour la saison froide. Enfin le chemin débouche sur une place au centre de laquelle trône un chêne vénérable au pied duquel on trouve une pierre plate sur laquelle repose des offrandes. Autour se trouve les habitations des médogeais disposées vaguement en arc de cercle. Ces dernières, bien que d'aspect rustiques, semblent globalement en bon état et leurs murs de bois et torchis semblent offrir une protection satisfaisante aux rigueurs du climat. Les maisonnettes sont la plupart très simple et composées d'une pièce unique aux murs aveugles. Seuls trois maisons dénotent : la seule qui soit en pierre est devancée par une cours délimitée par une clôture en bois. Il s'agit de "la maison des Mères" ou les damathairs s'occupent des enfants. A sa droite on trouve une maison en bois possédant des fondations en pierre ; la maison de l'ansalair, le chef du village. Enfin à gauche de "la maison des Mères ont trouve une cabane disparaissant au milieu du jardin qui l'entoure. C'est là que réside le demorthèn local, au milieu d'un jardin de simples.

Derrière la hutte du demorthèn, sur le promontoire, on devine un terrain dégagé encombré de cairns et un autre espace arboré qui doit être le bois sacré ou l'ont plante les arbres chargés de guider l'âme des défunts dans leur nouveau cycle.

Pour parachever la description, un chemin mène du village en contrebas vers une roselière ou l'on trouve le lavoir, l'atelier du village, le séchoir et les étendoirs à filet ainsi que le ponton ou sont amarrés les embarcations des pêcheurs. C'est le centre névralgique de la communauté, là ou tout le labeur se concentre en dehors de la saison froide.



Médoga vit de et pour la pêche. Ses habitats vivent de ce que les étangs leur apportent et ont donc une alimentation principalement piscicole, même si du gibier d'eau s'ajoute souvent à leur ordinaire. L'excédent de pêche est fumé pour être revendu à Ruadùn ou conservé pour l'hiver. En plus de la pêche, les villageois entretiennent le plan d'eau et ont aménagés de place en place différents lieux de productions de matériaux à leur usage : bois, joncs pour la vannerie, roseraies pour les chaumes et le maintient du gibier d'eau, etc. La communauté n'est pas riche mais son emplacement en fait un endroit globalement sûr et si le labeur y est dur, on y vit globalement plutôt bien, pour peu qu'on se contente d'une vie simple.

Médoga est banneret de la comté si bien que les jeunes sont envoyés faire leur service d'ost au service du comte. La plupart du temps ces derniers restent et s'installent à Ruadùn où les opportunités sont plus nombreuses mais généralement ceux qui survivent finissent par revenir dans leur village natal, par désillusion le plus souvent.

Figures notables

  • Melteoc : il est l'ansalair de Médoga. Gravement malade, le groupe arrive dans la communauté alors qu'il est à l'article de la mort.
  • Sin : fils de Melteoc. Actuellement en service d'ost à Ruadùn au service de la comtesse Mac Cyann.
  • Asling : il est le demorthèn de Médoga et est retrouvé mort par le groupe qui ramène son corp au village.
  • Lonàn : ce jeune homme doux et aimable est le barde. Il est également homosexuel et le vit plutôt mal. Même s'il tente de le dissimuler, les médogeais ont eût tôt fait de le remarquer et cancanent à ce sujet dès que l'occasion se présente, comme par exemple lorsqu'il décide d'accompagner Fingal chercher Sin. 

Autres figures

  • Macha : villageoise, veuve et mère d'Eta, promise à Sin.
  • Shirley & Yoric : couple de pécheurs. Leurs enfants sont Conle (10 ans et ionnthen pressenti de feu Asling) et Yvine (8 ans.)
  • Wyatt & Ula : couple de  pécheurs. Leurs enfants sont Ulicia (11ans), Will (16 ans et qui effectue sont service d'ost avec Sin) et Triona (9 ans.)
  • Tomas et Rochel  : ce sont les doyens de la communauté et ont la charge de la ferme du village qui fournit à la communauté volailles et oiseaux d'eau (canards, oies, etc.)
  • Nyle & Neala. : Nyle est le fils aîné de Tomas & Rochel. Leur couple s'est révélé stérile mais Neala étant la damathair de Médoga, ils vivent continuellement en présence d'enfant ce qui atténue leur peine. Tous deux sont très impliqués par la sécurité des "petits" et se montrent très protecteurs à leur encontre.
  • Michal & Moen : Moen est la cadette de Tomas & Rochel. Tous deux sont pêcheurs et travaillent avec leurs fils Manus (grand gaillard) et Cormac (promis à une fille de Ruadùn.) Moen pratique aussi la vannerie et revend chaque année une partie de sa production dans les communautés limitrophes. Elle semble avoir un réel don dans la fabrication des nasses et ses productions se vendent très bien.
  • Mabd, Maav & Loeg : ces trois jeunes femmes célibataires vivent sous le même toit et passent leurs journées à cancaner durant leurs tâches quotidiennes consistant à l'entretient du village (menues réparations, lessive, entretient du potager et du bois sacré, etc.)  Loeg a montré un intérêt certain pour Ethan.
  • Malcom &Moira : Dernier couple de pécheurs. Ils sont parent de deux jumeaux turbulents âgés de 6 ans et nommés Ibot et Mian (6 ans.)

An 908 - 26 céitean (Première partie) : où Derry part chercher des renforts

Derry selle Macadhar et quitte Médoga sous le regard froid d'une multitude d'oiseaux. Forçant l'allure elle finit par arriver aux plaine humides qui entourent la citadelle de Ruadùn. L'activité dans les champs semble intense : les paysans semblent consolider de petites digues servant à inonder des parcelles sous quelques centimètres d'eau. A leur côté, d'autre retournent le sol et ensemencent les futures parcelles inondées. Un planteur l'informe que la comtesse leur avait demandé de redoubler d’efforts cette année pour être en mesure de faire deux récoltes. Cependant Derry n'a guère le temps de s'attarder sur ces étranges pratiques agricoles et poursuit sa route vers la citadelle.

Cette dernière finit par se dresser devant elle comme un pic fixant l'horizon. Visiblement construite sur un bloc rocheux étroit, la cité s'enroule tout autour, blottie entre ses imposantes murailles et le roc brut. Après un villlage de tentes, Derry est obligée de laisser sa monture aux écuries de la cité. Elle s'aperçoit de toute manière bien vite qu'elle n'aurait pu circuler montée dans cette place forte grouillante de monde. Alors qu'elle prend de la hauteur en remontant l'unique route principale de Ruadùn, elle surprend quelques conversations : les inondations qui l'avait bloqué dans la tour elle et les autres ont causé de grand ravages dans les régions voisines et nombreuses furent les familles obligés de fuir sur les routes. Les seigneurs voisins ont décidés de fermer leur frontières mais la comtesse à décidé d’accueillir les réfugiés, chaque jours plus nombreux. 

Derry finit par arriver à une porte ou des garde lui demandent ses intentions. Après s'être expliqué ils la laisse passer, lui signifiant de ne pas faire de grabuge car ils n'ont pas le temps de prendre de gants avec les faiseurs de trouble en ce moment. Une fois la porte passée elle se rend compte qu'il s'agit probablement du quartier riche de la cité : les échoppes semblent bien tenue et les bâtiments sont de bien meilleure facture. Elle parvient enfin à la forteresse ou un nouveau garde s'enquiert de ses intentions. Un peu sceptique il la fait patienter jusqu'à ce qu'un homme, probablement un demorthèn, vienne discuter à son tour avec la combattante. L'homme, nommé Ulick, lui demande alors de le suivre à travers un certain nombre de couloirs et escaliers sobrement meublés. Les couloirs sont drapés de tapisseries et éclairés par des torchères dotée de réflecteurs en bronze. Ils finissent devant une belle double porte, Ulick frappe et entre. 

Dans la pièce, au centre, une petite jeune femme brune portant une robe rouge dont la couleur lui sied fort mal semble discuter âprement avec une assemblée d'homme assis autour d'une table couverte de documents. Ulick prend la parole, la comtesse l'écoute. Consultant un homme en robe à sa droite, visiblement un autre demorthèn, qui acquiesce, la comtesse se tourne alors vers Derry et l'informe qu'elle a déjà fait mander Sin car ce dernier est actuellement en mission dans le nord de son territoire, sur la frontière brulloise. Elle ne peut cependant laisser les terres d'un de ses bannerets en difficulté. S'adressant à un autre homme, en armure celui-ci, elle lui ordonne de fournir à Derry un détachement pour porter assistance à Médoga. L'homme, le capitaine Kervann, chef de la garde de Ruadùn, quitte le conseil et demande à Derry de le suivre. Il la guide jusqu'aux baraquements et lui demande d'attendre là que les préparatifs soit terminés.

An 908 - 25 céitean : nouvelle attaque ! Tous dans la Maison des Mères !

Au matin, le village se réveille et le couple de doyens, Shirley et Yoric, est retrouvé mort chez eux, porte grande ouverte, les yeux dévorés et portant des blessures de becs et de griffes. 

Les villageois constatent en outre un nombre anormal d'oiseaux perchés tout autour d'eux. Pour l'instant ils se contentent de les observer mais cela rend tout le monde très nerveux. Sid essaye d'en déloger un ou deux avec des pierres mais n'obtient aucun effet tangible. Il part faire sa ronde autour de l'étang. Bien qu'il ne trouve rien de particulier, il remarque cependant que plus on s'éloigne du village et plus la concentration d'oiseaux diminue jusqu'à une normale. Derry, de son côté, décide de remonter la route du nord sur quelques distance, espérant croiser Fingal de retour avec Sin. Après deux heures de marche sans croisé âme qui vive, elle rebrousse chemin. De retour ils en font part aux autres membres du groupe.

Alors que des enfants jouent devant la maison des mères ils sont attaqués par un petit groupe d'oiseaux et aussitôt protégés par Neala qui les reconduit à l'intérieur. Les volatiles s'agitant partout, les villageois ne tardent pas à venir s'y réfugier aussi. Au dehors la furie semble prendre de l'ampleur et cette fois les oiseaux grattent aux portes et volets. Les médogeais ont peur, Loeg cherche du réconfort auprès d'Ethan. Derry prend un air confiant de facade et tente d'apaiser les familles mais s'y prend tellement maladroitement (fumble :p) que leur détresse s’accroît. Les discussions vont bon train et on essaye de trouver des solutions. Derry annonce que dès le lendemain elle prendra son caernide et ira demander assistance à la comtesse. 

De son côté Adéliane s'isole pour méditer et tenter de contacter les esprits alentours. Après y avoir consacré sa nuit elle parvient cependant à percevoir qu'un C'Maogh est à l'oeuvre ici mais la jeune femme est quasiment certaine qu'il ne s'agit pas de Ruahta. Les traits tirés, elle en fait part aux autres avant de s'enfoncer dans un sommeil réparateur.

An 908 - 24 céitean : nouvelle inhumation et premières attaques des oiseaux

Au matin la mort de l'ansalair Melteoc est annoncée par une Macha éprouvée. Une nouvelle journée débute avec un programme similaire à la veille. Les poules refusent toujours de s'alimenter, les canards ne sont pas rentrés cette nuit, de même que les pigeons, ce qui inquiète le vieux couple. Sid décide d'aller nager un peu, sous le regard appréciateur de trois jeunes filles dissimulées dans les roseaux. 

La mise sous pierre se déroule comme la veille mais alors que la mise en terre de la jeune pousse s'achève, l'assemblée est attaquée par une nuée d'oiseaux. Les PJ ordonnent à tous de se regrouper dans la maison des mères ou tout le monde finit par se réfugier au prix de quelques blessures superficielles. Les villageois sont choqués, d'autant plus que la nuée ne semble pas vouloir cesser sa vindicte à l'extérieur. Les volets sont fermés et tous attendent l'accalmie qui finit par s'installer. Décision est prise qu'en cas de nouvelle attaque tout le monde devait venir se réfugier dans la maison des damathaírs. 

Trois chocs mous sur la porte font sursauter le rassemblement. Prudent, Sid et Derry vont ouvrir la porte et découvrent les cadavres de trois oiseaux étant apparemment venus se fracasser sur la porte.Au dehors il n'y a plus trace d'oiseaux et chacun part se calfeutrer chez soi, l'ambiance n'étant pas à la fête ce soir. Derry et Sid décident de faire une patrouille autour du village alors que le soir tombe et ne détectent rien d'anormal. Le pigeonnier est toujours vide, aucune trace des canards, le grain des poules n'a pas bougé et Macadhar ne semble pas plus nerveux. Sid décide qu'il partira dès le lendemain faire le tour de l’étang à la recherche d'indice sur ce qu'il se passe.

An 908 - 23 céitean : funérailles à Médoga

Dès le lendemain matin, alors que la brume matinale ne s'est pas encore dissipée sur le village de Médoga, Fingal et le barde Lònan partent par le pont du nord vers la cité de la comtesse afin de trouver et faire revenir Sin. Les jeunes du village font des remarques déplacées quant à la sexualité du barde et sont aussitôt rabroués. Le village s'en retourne alors à leur labeur, prévoyant de revenir pour l'enterrement de l'après-midi.

Sid demande à Derry si elle consentirait à faire quelques passes d'armes avec lui, ce qu'elle accepte. Alors qu'Adeliane s'occupe des préparatifs de l'inhumation d'Asling, assistée par le tout jeune Conle dispensé d'étude ce jour particulier, arrive Shirley se tenant la main. Elle explique que ses poules l'ont agressées alors qu'elle tentait de ramasser les œufs. Le groupe se rend à la ferme et y retrouve Yoric qui s'enquiert de la santé de sa femme. Il explique aux personnages que les volailles ne semblent plus s'alimenter et n'ont pas touché au grain. Après les avoir observés, les aventuriers ne leur trouve pas d'attitude anormale en dehors d'une agressivité si on les approche de trop près. En retournant vers le centre du village ils font un crochet par le pigeonnier qui est vide en dehors des quelques oiseaux encagés (servant pour donner l'alerte). Macadhar, le caernide de l'hilderine, semble un peu plus nerveux qu'à l'accoutumée, mais guère.

Tout le monde revient donc pour le début d'après-midi sans fait notable à raconter en dehors des pécheurs, fort amusés par la chute à l'eau de Manus, déséquilibré par l'attaque d'un cygne. La mise sous pierre est solennelle et la mise en terre de l’arbrisseau dans le bois sacré fort triste. La vue du petit Conle en larme et les mains pleine de terre était en effet des plus touchante.

Le soir est consacré à un banquet qui est l'occasion pour le groupe de faire plus ample connaissance avec les habitants de Médoga. Mebd, Maav et Loeg font le tour des hommes du groupe mais seule Loeg et ses traits lourds semble s'attarder auprès d'Ethan. Sont évoqués au court du repas le changement de ban de Médoga de la baronnie de Brull au profit de la comté de Rualinnt au sortir de la Guerre du Temple ainsi qu'une légende sur un soit disant peuple du fleuve. Le repas se termine assez tôt et tout le monde va se coucher.

An 908 - 22 céitean : décrue et arrivée à Médoga

La décrue finie le groupe décide d'un commun accord de ramener Karl à sa caravane et partent donc vers le nord dans un terrain très lourd, utilisant Macadhar pour porter un Karl très faible. En milieu d'après-midi le groupe effraie un groupe d'oiseaux et découvrent deux cadavres : leurs positions semblent indiquer un duel, renforcé par les blessures de leurs dagues encore visibles. Un des morts, qu'Adéliane reconnaît comme ayant été un demorthèn à des petits rien, serre fermement dans une de ses mains un hexelcis encore lié à une chaîne brisée. Une marque autour de la gorge du second homme semble indiquer que le symbole religieux a été arraché de son cou pour le demorthèn.

Le groupe continue sa route et parvient au village de pêcheurs de Médoga. S'annonçant, une femme nommée Macha s'assure de leurs intentions et les guide vers la maison de l'ansalair : l'odeur et l'état de ce dernier indique qu'il est extrêmement malade, à l'article de la mort. Alors qu'elle leur annonce que leur demorthèn est parti renouveller ses remèdes au matin, le groupe se souvient des deux corps trouvés et en fait part à la femme. Inquiète, elle leur demande s'ils peuvent ramener les corps afin de s'assurer de leur identité.

Pendant qu'Adéliane et Ethan restent pour voir s'ils peuvent aider l'ansalair souffrant (Ethan estime qu'il en a pour quelques jours à vivre, au mieux), les autres rebroussent chemin et ramènent les cadavres à la nuit tombée devant un village de nouveau plein : les pêcheurs sont revenus de leur journée de labeur. Le demorthèn était bien le leur. Un villageois suggère d'aller à la citadelle de la comtesse Mac Cyann faire revenir Sin de son service d'ost. Sin est le fils unique de l'ansalair, et donc celui qui doit les guider. Décision est prise de l'envoyer chercher le lendemain mais le village demande à Adéliane et Derry de prendre la régence en attendant. Et plus particulièrement, ils demandent à Adéliane d'officier lors de la cérémonie mortuaire le lendemain. Adéliane, bien que peu sûre d'elle-même, accepte ainsi que Derry, mue par son sens du devoir.