Derry selle Macadhar et quitte Médoga sous le regard froid d'une multitude d'oiseaux. Forçant l'allure elle finit par arriver aux plaine humides qui entourent la citadelle de Ruadùn. L'activité dans les champs semble intense : les paysans semblent consolider de petites digues servant à inonder des parcelles sous quelques centimètres d'eau. A leur côté, d'autre retournent le sol et ensemencent les futures parcelles inondées. Un planteur l'informe que la comtesse leur avait demandé de redoubler d’efforts cette année pour être en mesure de faire deux récoltes. Cependant Derry n'a guère le temps de s'attarder sur ces étranges pratiques agricoles et poursuit sa route vers la citadelle.
Cette dernière finit par se dresser devant elle comme un pic fixant l'horizon. Visiblement construite sur un bloc rocheux étroit, la cité s'enroule tout autour, blottie entre ses imposantes murailles et le roc brut. Après un villlage de tentes, Derry est obligée de laisser sa monture aux écuries de la cité. Elle s'aperçoit de toute manière bien vite qu'elle n'aurait pu circuler montée dans cette place forte grouillante de monde. Alors qu'elle prend de la hauteur en remontant l'unique route principale de Ruadùn, elle surprend quelques conversations : les inondations qui l'avait bloqué dans la tour elle et les autres ont causé de grand ravages dans les régions voisines et nombreuses furent les familles obligés de fuir sur les routes. Les seigneurs voisins ont décidés de fermer leur frontières mais la comtesse à décidé d’accueillir les réfugiés, chaque jours plus nombreux.
Derry finit par arriver à une porte ou des garde lui demandent ses intentions. Après s'être expliqué ils la laisse passer, lui signifiant de ne pas faire de grabuge car ils n'ont pas le temps de prendre de gants avec les faiseurs de trouble en ce moment. Une fois la porte passée elle se rend compte qu'il s'agit probablement du quartier riche de la cité : les échoppes semblent bien tenue et les bâtiments sont de bien meilleure facture. Elle parvient enfin à la forteresse ou un nouveau garde s'enquiert de ses intentions. Un peu sceptique il la fait patienter jusqu'à ce qu'un homme, probablement un demorthèn, vienne discuter à son tour avec la combattante. L'homme, nommé Ulick, lui demande alors de le suivre à travers un certain nombre de couloirs et escaliers sobrement meublés. Les couloirs sont drapés de tapisseries et éclairés par des torchères dotée de réflecteurs en bronze. Ils finissent devant une belle double porte, Ulick frappe et entre.
Dans la pièce, au centre, une petite jeune femme brune portant une robe rouge dont la couleur lui sied fort mal semble discuter âprement avec une assemblée d'homme assis autour d'une table couverte de documents. Ulick prend la parole, la comtesse l'écoute. Consultant un homme en robe à sa droite, visiblement un autre demorthèn, qui acquiesce, la comtesse se tourne alors vers Derry et l'informe qu'elle a déjà fait mander Sin car ce dernier est actuellement en mission dans le nord de son territoire, sur la frontière brulloise. Elle ne peut cependant laisser les terres d'un de ses bannerets en difficulté. S'adressant à un autre homme, en armure celui-ci, elle lui ordonne de fournir à Derry un détachement pour porter assistance à Médoga. L'homme, le capitaine Kervann, chef de la garde de Ruadùn, quitte le conseil et demande à Derry de le suivre. Il la guide jusqu'aux baraquements et lui demande d'attendre là que les préparatifs soit terminés.
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