Femme, talkéride, 19 ans, chevalier hilderin
Voies
Combativité
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3
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Créativité
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3
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Empathie
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4
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Raison
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1
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Idéal
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4
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| Artisanat | 1 | Comb. C. | 1 | ||||
| Érudition | 1 | Milieu Naturel | 4 | ||||
| Prouesses | 5 | Relation | 4(+1) | ||||
| Représentation | 2 | Voyage | 5 | Équitation | 7(+1) |
| Avantage(s) | Art de Combat (Cavalerie), Endurante, Intuitive |
| Désavantage(s) | Mauvais Œil, Strabisme, Trauma (1) |
| R. Mentale | 9 | Trauma | 2 | Orientation | Intuitive |
| Attaque | 7 | Défense | 11 | Rapidité | 7 | Potentiel | 2 |
| Santé | 19 | Vigueur | 11 | Pts Surv. | 3 |

Expérience 16xp
Derry, durant la quasi-totalité de sa vie, n'a pas connu grand-chose d'ordre que la maison mère des hilderins, près d'Osta-Baille. Du plus loin qu'elle s'en souvienne, elle a toujours vécu au sein de ce si célèbre et respecté ordre de chevalerie, et a toujours aspiré à en devenir un digne membre. Ses premiers souvenir sont ceux de la présence de Woava, une robuste matrone comptant parmi les lavandières du fort, qui l'éleva et lui servir de mère jusqu'à ce que sa fille d'adoption fût capable de marcher seule. D'adoption, oui, car d'après ce qui lui a été dit, elle a été confiée bébé au soin des hilderins ; un choix curieux pour la prise en charge d'un tout jeune enfant, mais c'est là ce qu'on lui a dit, et elle n'a pas de raison de ne pas le croire. Elle n'a à vrai dire jamais beaucoup réfléchi à la question.
Son enfance ne fut pas de tout repos, mais elle sera la première à assurer qu'elle aurait bien aisément pu en connaître une pire : quasi-littéralement breithan de naissance, elle travailla dur à prouver sa valeur, ne parvenant toutefois jamais réellement à s'intégrer malgré sa présence remontant de façon si proche à sa naissance. C'est qu'il planait autour de cette enfant comme une aura défavorable, et à chaque fois qu'une guigne semblait possible, c'était sur elle que ça tombait : une épée qui casse après qu'elle l'ait nettoyée, le lit dans le recoin le plus humide du dortoir pour elle, l'osfer le plus rogue du fort en guise de mentor, etc. Il fallait bien être quelqu'un d'aussi brave que Derry pour supporter tout cela sans craquer.
Car si elle se fit remarquer pour une chose, ce fut pour sa ténacité, aussi bien physique que mentale : jamais elle ne se laissait aller ou cédait au désespoir, se relevant toujours des chutes qu'elle subissait et se battant becs et ongles pour donner le meilleur d'elle-même. Et pourtant, toujours elle paraissait vouée aux gaffes et aux accidents, s'attirant les réprimandes excédées des chevaliers les plus sévères, et la perplexité impuissante des plus indulgents. De pair avec cela venaient bien des brimades de ses camarades, car de pair avec sa malchance innée, elle est affligée de naissance d'un sévère strabisme qui en font une calamité au tir à l'arc, et un sujet de moquerie de la part de ceux qui ne manquent pas de la caricaturer comme une simple d'esprit.
Et pourtant, n'abandonnant jamais, elle finit envers et contre tout par se hisser au rang d'osfei, presque malgré ses supérieurs. Ceux-ci ne pouvaient faire autrement que reconnaître sa valeur, mais ne pouvaient s'imaginer un élément aussi instable au rang d'osfer. On essaya bien de la décourager et de l'orienter vers une carrière moins embarrassante pour l'ordre, lui fournissant des équipements de seconde main : une vieille épée pour arme, des nippes rapiécées pour vêtements, une armure de roseau (plus souvent raillée qu'appréciée au sein de la maison mère) pour armure, et un caernide usé par les ans pour monture. Qu'à cela ne tînt, Derry accepta tout cela avec une candeur désarmante et en prit soin comme si tout cet appareillage lui avait été confié par le roi Gairn en personne. Le caernide en particulier fit son bonheur, et vice-versa, car sous les attentions et la vivacité de sa maîtresse, il parut vivre une seconde jeunesse, et recouvrer de son allant, si bien qu'il se remit à exécuter des prouesses dignes de ses vertes années sous la houlette de la jeune femme qui s'avéra excellente cavalière. Enthousiasmée par le « cadeau » de ce qu'elle considérait comme un véritable vétéran parmi les équidés, elle le nomma Macadhar, « le fils d'Adhar », en référence à l'esprit primordial de l'air, vantant ainsi une célérité qu'elle semblait lui insuffler. Rien ne l'arrêtait ; c'en était rageant.
Et un beau jour, peu après qu'elle eût atteint sa dix-neuvième année, alors femme faite, il fallut bien la soumettre au rituel de l'anró. Presque de mauvaise grâce, son osfer la conduisit alors jusqu'au bois de Calhtair, et la laissa là, avec la charge de retrouver son chemin jusqu'à la maison mère. Aiguillonné par la sinistre réputation du bois, son mentor l'avait-il fait exprès, ou fut-ce là une sorte de destin mauvais qui s'accomplit ? Toujours est-il que, bien qu'étant capable de retrouver son chemin fort adroitement en temps normal, Derry se perdit au sein de cette forêt qui parut se multiplier à l'infini et mit à rude épreuve le courage de la jeune femme, laquelle puisa des forces dans son sens du courage et dans la présence de son cher Macadhar. Pendant un temps qu'elle serait bien en peine de pouvoir estimer, et en une expérience qui la secoua profondément, elle fit l'expérience des légendaires qualités de distorsion spatio-temporelles du bois de Calhtair, et lorsqu'elle finit par en sortir, les traits ravagés par la fatigue et guidant son caernide épuisé par le licol. Ce fut après une journée entière consacrée au repos qu'elle se rendit compte que, de Taol-Kaer, elle était passée en Reizh, ayant émergé des Mòr Forsair comme par enchantement.
« Je sais vraiment pas ce qui a mal tourné... » répondit-elle aux gens non moins incrédules qu'elle qui la questionnèrent.
Et maintenant, que faire ? Elle est au milieu d'un royaume qu'elle ne connaît pas, et on ne pourrait pas dire qu'elle n'a pas un sou en poche puisque c'est la précisément la somme d'argent qu'elle possède : un ridicule daol de braise... Elle pourrait faire en sorte de retourner parmi les hilderins, mais si elle est oublieuse, elle n'est pas stupide, et se doute depuis bien longtemps qu'elle n'est pas en odeur de sainteté : si on lui a donné un si piètre équipement, c'est bien pour que ça ne manque pas trop si jamais elle venait à se perdre. Le pauvre Macadhar en particulier serait passé depuis bien longtemps à la boucherie s'il n'avait pas été un animal sacré que les gens du fort se sentaient obligés de laisser aller jusqu'à la mort par vieillesse.
Y a-t-il une opportunité qui pourrait se présenter pour cette Don Quichotte Tri-Kazelienne sans attaches ?
Personnalité
| Traits de caractère | Courageuse, Étourdie |
| Désordre | État d’Équilibre (Confusion Mentale) |
1m70 sec et nerveux, avec une peau matifiée par le soleil, et tannée par la vie au grand air et les travaux, Derry est une jeune femme qui n'a rien d'objectivement attirant, avec sa poitrine ridicule, ses traits enfantins taillés à la serpe, et ses yeux qui louchent bizarrement. Une broussaille pétulante de cheveux couleur paille s'épanouit d'une tête pourvu d'un nez pointu et d'une bouche rieuse à la dentition légèrement proéminente. Et pourtant, il se dégage d'elle une alacrité et une hardiesse douées de quelque chose de conquérant auxquelles peu de gens sont insensibles, et qui reflète son esprit volontaire.
La vaillance, voilà bien la première qualité de Derry, toujours prête à relever le gant et à mettre en application les principes de chevalerie qu'on lui a inculqués. Le cœur sur la main et droite dans ses bottes, l'(ex- ?) hilderin est un exemplaire rare de personne à principes. Pour autant, et malgré la réputation qu'on lui taille, ce courage ne va pas jusqu'à la sottise ou à l'inconscience, car s'il est vrai qu'elle a parfois du mal à réfléchir avant d'agir, elle est loin d'être stupide. Il est vrai cependant qu'elle est facilement dans la lune, pouvant même parfois oublier ce qu'elle est en train de faire, ce qui lui a de nombreuses fois valu d'être tancée pour inattention ou manque de concentration.
Équipement
Vêtements (tunique en lin, cape en lin, bottes, ceinture de cuir, pantalon en lin, gants de cuir, gilet de coton), Tunique et pantalon de rechange, sac-à-dos, outre, bourse, duvet, briquet à silex, kit de couture, deux torches.
Armement
Epée longue, dague, bouclier, cuirasse en roseau.
Vieux Caernide avec selle et étriers.
Richesses
1 daol de braise.
Macadhar, vieux caernide
| Attaque | 8 | Défense | 12 | Rapidité | 9 | Potentiel | 1 |
| Protection | 0 | Vigueur | 10 | Dégâts | 2 | ||
| Santé | 25/15/10/5 |
Compétences : prouesses 10, perception 9, furtivité 6
Avantages : dévoué.
Tours : retourne à son maître, pied agile.

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